Dana White a passé toute la semaine précédant l’UFC Freedom 250 à défier la météo de gâcher son événement. “Je me fiche qu’il pleuve, qu’il neige ou quoi qu’il arrive, le combat aura lieu”, a-t-il déclaré aux journalistes vendredi. Dimanche soir, un orage venu de Virginie-Occidentale l’a fait patienter une heure pour savoir si c’était vrai.
La toute première carte de l’UFC organisée sur la pelouse sud de la Maison-Blanche — construite autour d’un combat pour le titre des poids légers entre Ilia Topuria et Justin Gaethje, le soir des 80 ans du président Trump et du 250e anniversaire de la nation — a été retardée par la pluie avant même qu’un seul coup ne soit porté. Voici ce qui s’est passé exactement et quand les choses ont enfin bougé.
La chronologie du retard
L’UFC Freedom 250 devait commencer à 20h, heure de l’Est (ET). Dès 20h05, l’affichage à l’écran indiquait “RETARD PAR LA PLUIE” (RAIN DELAY). La couverture d’avant-combat de Paramount+ s’est poursuivie comme prévu avec un panel de quatre personnes en intérieur, tandis que la journaliste Heidi Androl rapportait que le service météo privé travaillant sur l’événement s’inquiétait davantage de la foudre et des vents violents que de la pluie elle-même.
Le premier combat — un duel chez les poids plumes entre Diego Lopes et Steve Garcia — a débuté peu avant 21h ET, soit environ 45 minutes à une heure de retard selon les repères temporels des diffuseurs. Le retard a affecté le début des combats, pas la diffusion elle-même ; la couverture en direct sur Paramount+ a démarré à 20h comme prévu, les combats réels étant retenus.
Pourquoi la foudre était le véritable danger
Les événements de MMA en plein air sont presque inexistants. L’UFC 112 en 2010 était la seule carte en extérieur de l’organisation à ce jour, et White aurait trouvé l’expérience assez difficile pour ne pas tenter de la réitérer pendant 16 ans — jusqu’à ce que la pelouse sud de la Maison-Blanche ne devienne accessible.
L’octogone lui-même est surmonté d’un auvent partiel conçu pour supporter une pluie légère à modérée sans interrompre l’action. La foudre relève d’une tout autre catégorie de problème. D’après la retransmission, tout impact de foudre dans un rayon de six miles (environ 10 km) autour du site déclenche un ordre automatique de confinement de 30 minutes avant que les combats ne puissent reprendre — un protocole indépendant de l’intensité de la pluie, qui peut remettre le chronomètre à zéro à chaque nouvel éclair.
Le directeur du contenu de l’UFC, Craig Borsari, a expliqué à The Athletic que le plan avait été conçu précisément pour ce scénario : “Nous avons des plans d’urgence qui nous permettent de rester et de continuer à émettre depuis un endroit proche de la pelouse sud, et si nous sentons qu’une perturbation va passer rapidement, nous attendrons pour reprendre”. En d’autres termes, la diffusion n’allait jamais s’arrêter. Seuls les combats étaient menacés.
Le défi de Dana White, mis en contexte
L’attitude offensive de White face aux prévisions n’était pas qu’une simple bravade promotionnelle. La carte Freedom 250 avait déjà survécu à un défi juridique : le groupe anticorruption Public Citizen avait déposé un recours en justice, rejeté depuis, visant à empêcher la tenue de l’événement sur le terrain de la Maison-Blanche. Lorsque White a déclaré aux journalistes vendredi qu’il était “fatigué d’entendre parler de la météo… et de toutes les autres conneries autour de cet événement”, les prévisions n’étaient que le dernier obstacle d’une liste de menaces pesant sur une soirée que l’UFC préparait depuis des mois.
Cette liste comprenait une enceinte temporaire de 60 millions de dollars installée sur la pelouse sud, une structure surnommée “La Griffe” (The Claw) — une verrière métallique suspendue au-dessus de la cage qui n’avait jamais existé auparavant à la Maison-Blanche — et des invités prestigieux dont le président Trump, des membres de son administration, des personnalités VIP et des milliers de militaires d’active installés aux premières loges.
La carte des combats
Le combat principal de cette carte à sept affrontements met en scène Ilia Topuria défendant sa ceinture des poids légers contre Justin Gaethje. Bo Nickal, triple champion national de lutte ayant eu plusieurs contacts avec Trump, figure également au programme. Le combat Mauricio Ruffy vs Michael Chandler faisait également partie des résultats très suivis par les fans au fil de la soirée.
Pour les téléspectateurs souhaitant suivre l’événement en direct : le programme est diffusé sur Paramount+, l’antenne ayant débuté à 20h ET quelle que soit l’heure de début des différents combats.
Ce que ce retard révèle réellement
Un retard météo de 45 minutes à une heure n’est, dans le contexte général du sport en direct, presque rien — les matchs de baseball subissent régulièrement des retards dus à la pluie plus longs sans que personne en dehors du stade ne s’en émeuve. Ce qui a rendu ce retard unique, c’est l’incroyable concentration d’enjeux sur la pelouse sud : l’anniversaire d’un président en exercice, la commémoration du 250e anniversaire du pays, une structure éphémère de 60 millions de dollars, un procès infructueux pour tout annuler, et un promoteur qui avait juré toute la semaine que rien n’arrêterait le spectacle.
Dans ce contexte, un orage venu de Virginie-Occidentale est devenu le premier rebondissement de la soirée avant même que Topuria et Gaethje ne se touchent les gants. Les combats ont eu lieu. Le retard lié à la pluie fait désormais partie de l’histoire.
Sources
- The Athletic : Plans d’urgence météo et de diffusion de l’UFC Freedom 250
- Paramount+ : Diffusion en direct de l’événement UFC Freedom
- UFC Officiel : Fiche des combats et résultats officiels de l’UFC Freedom 250
À propos de l’auteur
Votre beau-frère de 38 ans qui a un abonnement UFC pay-per-view qu’il a oublié d’annuler il y a trois ans et qui regarde chaque point presse de la Maison-Blanche uniquement pour analyser le langage corporel.